Carnet

Joy Division-Bauhaus
Ecoute comparée

Pavot — illustration de l'article « Joy Division-Bauhaus, écoute comparée » Agrandir

A.T

Assis à son poste rue Carnot, J.C m’interpelle , m’explique combien ces jours-ci, la simple évocation des envolées de Klaus Nomi l'habite pendant ses longues heures de manche dans la rue.
Évocation car en 2024 il n'a aucun moyen d’écouter de la musique enregistrée et encore moins accès à la musique illimité, il vit dehors dans une forme d’ascèse toute Diogeniene. C’est sa mémoire qui œuvre, ses sens aussi.

« Noirceur mise à distance ou incarnée sans effets »

Il y a déjà plusieurs semaines, nous avions, chez moi pendant ce week-end de mai, pluvieux, très pluvieux, écouté Klaus Nomi. A sa demande .
Ni boire , ni manger ses seules demandes tournaient autour de la musique.
Dead Can Dance et Front 42. Enervement, montée en tension .
Puis presque en écoute comparée, Bauhaus et Joy Division. En alternant ...
Cette musique l'avait littéralement apaisé.
Ressentir les différences de ces deux groupes.
Bauhaus truffé de références artistiques, littéraires, à la noirceur mise à distance par la pause.
Là où Joy Division incarnait cette noirceur dans une concision sans effets.
Love Will Tear Your Heart Appart, l'émut puis le fit se lever de colère. Suicide de Curtis, en tant que jeune père qui le bouleverse. Encore

Berthe Sylva

Puis il m'avait demandé de passer.....Carnage Visors ! Première écoute intégrale en fait je n'avait jamais eu la cassette à disposition !
Beaucoup de tension et recueillement et pas mal d'ennui, cela reste de la musique d'un film experimental... Poursuivre avec Treasure des Cocteau Twins
Eighties toujours là
Puis nous enchaînâmes avec Berthe Sylva
Qui de nous deux avait ammorcé le calcul qui mettait cette période portée aux nues à équidistance entre notre période contemporaine et celle des Sylva, Frehel et Allibert ?
Je ne sais, mais cela nous évita de maugréer " C'était mieux avant !"

AT

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